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A l’heure du déconfinement, réduire les risques liés aux consommations de boissons alcoolisées est une priorité

Dans nos régions, la consommation de boissons alcoolisées est courante. Témoin du savoir-faire de nos producteurs, des soins apportés au produit, de « choix gustatifs », elle est souvent associée à des moments de détente, festifs ou de convivialité.

Et pourtant, aucune consommation d’alcool n’est anodine

L’alcool est responsable de près de 200 pathologies différentes. Selon l’OMS (2018) l’alcool est la cause de 1 décès sur 20 dans le monde [i]; son usage le situe à la troisième place des facteurs de risque de maladies dans le monde[ii]. C’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde ; elle est responsable de plus de 7% des maladies et décès prématurés qui serait évitables dans l’UE[iii].  La France et la Belgique se trouvent particulièrement exposés à ces risques car ces pays se situent au-dessus de la consommation moyenne en Europe.[iv]

Les chiffres disponibles montrent que le mésusage est présent à chaque âge et concerne tant les hommes que les femmes. La population active et les plus 60 ans sont aussi particulièrement à risque.

Le confinement a remis sur le devant de la scène la problématique de l’alcool. Comme le souligne le Professeur Paille, « Le confinement s’est imposé à tous, et constitue une expérience inédite. Il a rapidement fait poser la question de ses conséquences : l’anxiété qui en résulte, l’isolement, mais aussi l’apparition de nouveaux comportements, apéros Skype ou autres ou encore les violences familiales… »

Quelques chiffres

  • En France, durant le confinement, près d’un quart des Français ont diminué leur consommation d’alcool, alors que 11 % l’ont augmentée.
  • En Belgique, 15 % des personnes qui ne consommaient pas de boissons alcoolisées avant le confinement ont commencé à en boire. À l’inverse, le même pourcentage a arrêté.
  • Tant en France qu’en Belgique, les causes citées pour expliquer cette augmentation sont principalement l’ennui, la solitude ou au contraire la socialisation, la récompense après une journée difficile, la désorganisation des journées.

En phase de déconfinement, nous sommes aujourd’hui une nouvelle fois confrontés à diverses mesures qui touchent notre quotidien. Face à l’incertitude, dans nos tentatives de lutter contre le stress et de nous rassurer, la question des consommations d’alcool garde toute son importance.

Le projet SATRAQ nous propose d’agir

SATRAQ (acronyme de Sensibilisation et Action Transfrontalière pour une Réduction de l'Alcool au Quotidien) est un projet transfrontalier franco-Belge, développé de 2020 à 2022 dans le cadre d’INTERREG V. Le Centre d'Éducation du Patient y collabore

Le projet est porté pour la Belgique, par le Centre d’Éducation du Patient asbl et l’Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes et pour la France, par le Centre d’Examens de Santé de Charleville-Mézières ainsi que ADDICA. Sont présents comme partenaires associés, AVIQ, Hôpital psychiatrique de Bertrix, le CSAPA et l’ARS Grand Est.

[i] OMS, World Health Organisation. Global status report on alcohol health 2018 et https://www.who.int/fr/news-room/detail/21-09-2018-harmful-use-of-alcohol-kills-more-than-3-million-people-each-year--most-of-them-men

[ii] Validé https://www.who.int/features/qa/66/fr/

[iii] Validé : https://ec.europa.eu/health/alcohol/overview_fr

[iv] Validé http://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/alcohol-use/publications/2019/status-report-on-alcohol-consumption,-harm-and-policy-responses-in-30-european-countries-2019